La prévention

 

 

Généralités

 

Le cancer du sein est une maladie multifactorielle. Cela signifie que plusieurs facteurs influent sur le risque de survenue. On parle de facteurs de risque.

 

On connaît un certain nombre de facteurs de risque du cancer du sein même s'il existe encore aujourd'hui des incertitudes quant à l'implication et au poids de plusieurs de ces facteurs.

 

Une personne qui possède un ou plusieurs facteurs de risque peut ne jamais développer de cancer. Inversement, il est possible qu'une personne n'ayant aucun facteur de risque soit atteinte de ce cancer.

 

Outre le sexe (plus de 99% des cancers touchent les femmes), les 4 principaux facteurs de risque sont :

  • L'âge
  • Les antécédents personnels de cancer du sein
  • Les antécdents familiaux de cancer du sein
  • Les prédispositions génétiques au cancer du sein

Pour en savoir plus : http://www.e-cancer.fr/cancerinfo/les-cancers/cancer-du-sein/les-facteurs-de-risque

 

 

 

Le dépistage

 

Les cliniciens ont observés que la détecttion d'un cancer à un stade précoce leur permettait de réaliser le plus souvent un traitement curatif et les a amenés à détecter des lésions avant même que des signes cliniques n'apparaissent. Cette détection précoce d'une tumeur permettrait de traiter avec encore plus de chance de guérison. C'est ce qu'on appelle le dépistage.

 

  • le dépistage est la réalisation systématique tous les deux ans d’une mammographie (parfois appelé test de dépistage) dans une population de femmes « apparemment en bonne santé » (et sans signe clinique). Il vise à rechercher les anomalies radiologiques évocatrices d’un cancer du sein. Le dépistage consiste donc à identifier par, la mammographie, et dans une population définie, les femmes susceptibles d’être atteintes d’un cancer du sein à un stade précoce ou d’une lésion précancéreuse n’ayant pas donné lieu, jusque là à des signes cliniques et à un traitement. Les femmes dont la mammographie est dite anormale doivent nécessairement bénéficier d’examens complémentaires pour compléter le diagnostic et éventuellement d’un prélèvement.

Quelle que soit la méthode utilisée, le succès d’un dépistage précoce dans la population repose essentiellement sur une planification rigoureuse et un programme bien organisé et durable qui vise le bon groupe de population et veille à la coordination, à la continuité et à la qualité des interventions pendant toute la durée des soins.


Le dépistage peut-être individuel à la demande de la patiente ou de son médecin ou organisé.

Nous allons dans le chapitre ci-dessous décrire le dépistage organisé.

 

 

Le dépistage organisé en pratique

 

Le dépistage du cancer du sein, organisé par le minsitère de la santé, l'Institut national du cancer et l'Assurance maladie, est généralisé sur l'ensemble du territoire français depuis 2004. Il concerne les femmes âgées de 50 à 74 ans, invitées à se faire dépister tous les deux ans (mammographie avec double lecture et examen clinique des seins), sans avance de frais. Il repose sur un cahier des charges publiées au journal officiel et est géré dans chaque département par une structure dite structure de gestion.

Tous les deux ans, chaque structure de gestion envoie une invitation à réaliser la mammographie de dépistage à chaque femme de 50 à 74 ans habitant dans ce département.

 

Pour connaître les modalités pratiques du dépistage dans votre département, cliquez sur votre département.

 

 

Le dépistage individuel

 

Certaines femmes présentant des antécédents familiaux ou personnels de cancer du sein ou un risque génétique font l'objet d'un dépistage individuel à une fréquence annuelle. C'est-à-dire que la mammographie est prescrite à l'initiative de leur médecin. Certaines de ces femmes sont exclues du dépistage organisé du cancer du sein.

 

Le risque du cancer du sein augmente avec l'âge et l'efficacité du dépistage organisé du cancer du sein en termes de réduction de la mortalité a été démontrée chez les femmes âgées de 50 à 74 ans. Cela ne signifie pas que la mammographie de dépistage ne soit jamais indiquée avant 50 ans; ni d'ailleurs qu'un suivi au-delà de 74 ans soit inutile. Mais avant 50 ans, et après 74 ans, l'intérêt et les modalités de surveillance sont à étudier individuellement avec le médecin traitant ou le gynécologue. On parle alors de dépistage individuel.

Précisons en outre qu'avant 50 ans, le dépistage nécessiterait d'autres modalités que la mammographie, souvent moins performante chez les femmes jeunes dont les seins sont plus denses.

 

 

Auto-examen des seins (AES)

 

Il n’existe pas de preuve de l’effet du dépistage par l’auto examen des seins (AES). Toutefois, on a pu constater que la pratique de l’auto-examen, ou palpation des seins permet aux femmes de se responsabiliser et de prendre en charge leur propre santé. Par conséquent, l’auto-examen est recommandé pour sensibiliser les femmes à risque plutôt que comme une méthode de dépistage.